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Jean-Mark a repris un projet de naming… après le passage de l'IA.

Photo du rédacteur: Julie Chwarzcianek
Julie Chwarzcianek
31 août
2 min de lecture


Son client arrive avec cinq noms.

Cinq noms très différents.

Mais tous ont un point commun :

ils ne sont pas mal du tout.

Courts, évidents, transparents.

On comprend immédiatement ce qu'ils racontent.

Jean-Mark est presque étonné.

Il se demande même :

« Mais pourquoi suis-je là ? »


Petit silence.

Oui, bon.

Les cinq noms existent déjà.

Ils appartiennent à d'autres sociétés, dans d'autres secteurs, ou sont déjà utilisés pour d'autres projets.

Mais le client ne s'inquiète pas vraiment.

« Ce n'est pas grave. On voudrait surtout retrouver des noms dans cet esprit, mais qui soient disponibles. »

Et c'est là que Jean-Mark commence à avoir un problème.

Parce qu'en creusant un peu, il découvre que les cinq noms ne racontent absolument pas la même chose.

Pas de territoire commun.

Pas de logique sémantique.

Pas de hiérarchie entre les critères.

Cinq bonnes idées qui ne reposent sur rien.

Et c'est là qu'il comprend.

Le premier travail a été fait par une IA.

L'IA avait parfaitement fait ce qu'on lui avait demandé : proposer des noms qui semblaient bons. Mais elle n'avait pas construit la stratégie qui permettait de déterminer pourquoi ces noms étaient bons.


Et surtout, elle n'avait pas (et ne peut pas vraiment) intégré une contrainte pourtant assez fondamentale du naming : un bon nom qui n'est pas disponible n'est pas un bon nom de marque.


Faire du naming sans tenir compte des antériorités, c'est un peu comme préparer un marathon… en voiture.


On peut avoir une très bonne idée de ce qu'est un marathon.

Mais on ne s'est pas vraiment confronté à la difficulté de l'épreuve.

Et c'est exactement ce qui arrive au client de Jean-Mark.


Ses clients ont maintenant cinq références auxquelles ils se sont attachés.

Et n'ont aucune idée de ce que veut dire " vouloir les mêmes, mais disponibles ".


Ces cinq noms reposaient sur des logiques complètement différentes.

Et au milieu de cette multitude de pistes, ils ne savent plus non plus quoi aimer, quoi écarter, ni même selon quels critères décider.


Il faut donc tout reprendre.

Depuis le début.


Revenir à la stratégie.

Clarifier les critères.

Construire les territoires créatifs.

Et surtout, remettre les contraintes réelles du naming dans le processus, plutôt qu'à la fin.

Alors oui, Jean-Mark va utiliser l'IA.

Évidemment.

Mais probablement pas en priorité pour générer des noms.


Parce qu'il sait que ce n'est pas forcément là que ces outils sont les plus utiles.

Le vrai sujet n'est jamais :

« Combien de noms peut-on produire en 40 secondes ? »

Le vrai sujet est :

« Comment construire une stratégie qui nous permettra de reconnaître le bon nom quand il apparaîtra ? »

Et ça, même avec l'IA…

Jean-Mark préfère encore s'en occuper lui-même.

 
 
 

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