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Jean Mark a dit : "On fait quoi quand ils rigolent ?"

  • Photo du rédacteur: Julie Chwarzcianek
    Julie Chwarzcianek
  • 18 juin
  • 3 min de lecture
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Vous vous souvenez de Jean Mark, mon collègue imaginaire ? Il ressurgit toujours au bon moment.

Ce jour-là, je le trouvais dans un état de concentration extrême, mi-chamane mi-contorsionniste mental, planté devant une présentation de noms en préparation.

Front plissé, stylo dans la bouche, il fixait l'écran avec la gravité d'un stratège de sous-marin. Puis il m'a lancé, l'air sincèrement perplexe :

« Et quand on présente un nom, qu'on y croit, qu'on est fier... et que tout le monde éclate de rire à cause d'un jeu de mots ? On fait quoi ? »

J'ai souri. Parce que je connaissais très bien la scène.

Elle m'est arrivée plus d'une fois : une salle de réunion, quelques noms projetés sur un mur blanc, un silence tendu... puis un petit ricanement. Et soudain, c'est la débandade : "Ah non mais celui-là, ça me fait penser à...", suivi d'un rire gras, de deux digressions, et du nom sacrifié sur l'autel de la bonne humeur.


Si vous avez déjà présenté des noms de marque, vous savez de quoi je parle. Et vous savez aussi qu'à ce moment-là, il faut naviguer avec doigté entre deux postures bien distinctes :


1. La posture personnelle : ne pas se vexer (mais garder la barre)

Quand on présente un nom, on livre quelque chose de très personnel. C'est le fruit d'un raisonnement, d'une intuition, parfois d'un coup de cœur. Alors quand la réaction est moqueuse, voire un peu cruelle, la tentation est grande de se raidir. Ou de se replier.

✅ Il faut rester complice : rire (un peu), dédramatiser, montrer qu'on n'est pas à cheval sur l'égo.

❌ Mais sans laisser la situation déraper : pas question que le moment tourne à la foire aux calembours ou au concours de références hasardeuses. Il y a un cadre, une direction, un enjeu.

C'est un équilibre subtil : être là avec eux, mais garder le cap.


2. La posture professionnelle : savoir distinguer les vrais problèmes des fausses alarmes


Tous les jeux de mots ne se valent pas. Certains sont de véritables signaux faibles, d'autres juste des délires ponctuels. Il faut apprendre à classer les réactions en trois catégories :


1. Les noms tués net : on passe à autre chose

Si un jeu de mot est évident, récurrent, et que tout le monde y pense immédiatement (ex : connotation sexuelle, mot proche d'une insulte, etc.)… inutile de batailler. Le nom est mort, on le remercie pour sa participation et on passe au suivant.


2. Les noms réhabilitables : on argumente calmement

Si la moquerie vient d'une référence très contextuelle (ex : une vieille pub, une chanson de niche, une blague d’initié), il est utile de rappeler que le nom n’a pas vocation à vivre dans une salle de réunion, mais dans une campagne, sur un packaging, dans l’univers de la marque. Le contexte transforme la perception.


3. Les délires personnels : on recadre gentiment

Parfois, un participant va bloquer sur une association très personnelle, voire farfelue. Il est important de ne pas laisser cette perception individuelle décider pour tout le groupe. On peut le dire simplement :

"C’est une référence très personnelle, qui ne sera probablement pas perçue par la majorité du public visé."

Alors Jean Mark, la prochaine fois que quelqu’un rigole un peu trop fort en présentation, garde ton calme. Respire. Et dis-toi que s’ils rient, c’est qu’ils écoutent. C’est déjà ça.

Mais non, on ne peut pas garder le nom "Kequete" pour ce site de financement participatif,

Même pour la blague.

 
 
 

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