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Jean-Mark pense que certains noms ont une température.

  • Photo du rédacteur: Julie Chwarzcianek
    Julie Chwarzcianek
  • 17 mai
  • 1 min de lecture

Il parle très sérieusement de noms “froids”, “chauds”, “secs”, “mous”, “lourds”, “fluides” ou “rapides”. Parfois même de leur “tessiture” ou de leur “profondeur”.

À ce stade, certains clients commencent honnêtement à se demander s’il est moitié consultant en naming, moitié décorateur d’intérieur… avec une spécialisation en œnologie.


Et pourtant, dans notre métier, ce langage existe vraiment.

Parce qu’un nom de marque ne transmet pas uniquement des informations. Il produit aussi une émotion, une sensation presque physique, sensorielle.

Certaines consonnes claquent. D’autres amortissent. Certains sons semblent technologiques. D’autres plus artisanaux, plus doux, plus organiques.

"Moka”, "Velours”, "Slack”, "Lush”, "BlackBerry”, "Doctolib” ou "Asphalt” ne racontent pas seulement quelque chose : ils ont une matière, une texture, une vitesse.


Avec les années, les créatifs du naming développent presque une forme d’écoute tactile des mots.

On finit par parler d’un nom comme d’un tissu, d’un parfum ou d’un vin.


Et vu de l’extérieur, c’est vrai que cela peut sembler légèrement absurde 😄

Mais derrière ce vocabulaire un peu étrange, il y a une réalité très concrète :les marques ne sont pas perçues uniquement de façon rationnelle.


Avant même de comprendre un nom, on le ressent.

Et parfois, toute la différence entre un nom banal et un nom désirable tient dans cette sensation difficile à expliquer… mais immédiatement perceptible.


Julie Chwarzcianek Expert Stratégie de marques/ Naming

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