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Jean Mark n’aime pas le téléphone qui sonne trop tard.

  • Photo du rédacteur: Julie Chwarzcianek
    Julie Chwarzcianek
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Quand il sonne après une réunion de lancement, après les maquettes, après les posts LinkedIn programmés, après les tote bags imprimés.

Ce matin-là, il sonne très très tard.

Jean Mark, on a un petit souci…

Petit, dans la bouche d’un client, veut parfois dire vraiment vraiment mer"$?!# !


Le service juridique vient de passer. Le nom trouvé en interne, le nom sur lequel tout le branding a été construit. Le nom validé, aimé, défendu, incarné. Le nom du lancement.

👉 Pas disponible.


Silence.

Puis, dans le désordre :

  • la panique,

  • la sueur froide,

  • l’incompréhension,

  • le déni.


Mais… on peut l’adapter, non ? Juste un peu ? Une lettre ? Un tiret ? Une voyelle en plus ?


Jean Mark ferme les yeux deux secondes. Pas pour prier. Pour respirer.

Adapter un nom, ce n’est pas corriger une faute de frappe

C’est une idée très répandue :👉 " On va juste adapter le nom pour le rendre dispo."

Comme si un nom était un fichier Word. Comme si changer une lettre ne changeait rien.


Sauf que :

  • un nom, ce n’est pas qu’une forme,

  • c’est un son,

  • une intention,

  • un territoire,

  • une promesse.


Et surtout :👉 s’il était vraiment “adaptable”, c’est souvent qu’il n’était pas assez singulier au départ.


Avant toute chose, Jean Mark le sait: Il faut faire préciser le risque.

Un cabinet d’avocats en marques peut aider à répondre à une vraie question :

C'est dangereux à quel point ? Existe-t-il une marge de manœuvre réelle, ou seulement psychologique ?

Parfois, une solution existe. Parfois non.

Et quand il n’y a rien à adapter…c’est qu’il faut revenir à la case départ.


Le deuxième projet est toujours plus dur que le premier

Chercher un nouveau nom après un abandon, ce n’est plus le même projet.

Il y a :

  • la frustration,

  • la fatigue,

  • l’attachement à l’ancien,

  • et cette petite voix qui murmure :“On avait trouvé le bon…” ( alors que non)

Jean Mark le sait. Ce moment-là ne demande une créativité héroïque.

Mais il demande aussi :

  • de la souplesse,

  • de la diplomatie,

  • et beaucoup de pédagogie émotionnelle.

Il faut accompagner. Remobiliser. Expliquer que non, ce n’est pas un échec. Mais que oui, ce sera plus exigeant.

Parce qu’un nom qu’on choisit en connaissance des contraintes, c’est souvent un nom plus moins évident, moins premier degrés, mais souvent plus solide sur le long termes.


Jean Mark raccroche.

Il attrape son carnet. Il note en haut de la page :

“trouver un nom aussi sexy, qui plait autant que celui qu'ils ont fait eux même, mais dispo..."

Puis il sourit, un peu fatigué.

Bon. On va leur éviter le faux bon nom Et leur en trouver un vrai.


Et avant que ça ne soit trop tard, vous pouvez toujours m'appeler : Julie Chwarzcianek

 
 
 

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